Le départ s’effectuera début Janvier à Saint-Nazaire, lieu où la Loire finit sa course dans l’Océan. Je remonterai d’abord la Loire en vélo pour rejoindre sa source à 800 kilomètres de là.
J’entamerai ensuite la partie rapide de sa descente en hydrospeed sur environ 100 kilomètres. Puis, lorsque son cours sera moins tumultueux, je suivrai la Loire en stand up paddle sur les 900 kilomètres restants.
Le tout s’accomplira en autonomie totale et en hiver, lorsque les conditions météorologiques s’y prêtent le moins. Plusieurs ravitaillements auront lieu pour faire la transition de matériel aux différentes étapes (vélo-hydrospeed-stand up paddle).
Outre les longues distances à parcourir, je devrai faire face à la météo hivernale rencontrée dans les différentes régions traversées. C’est donc probablement avec la compagnie des vents, de la pluie et peut être de la neige que je relèverai ce défi. Sans parler du débit de la Loire à cette période, ses hauts niveaux d’eaux, ses courants, ses arbres charriés et ses potentielles crues...
La Loire est le plus long fleuve de France avec ses 1006 kilomètres. Son débit moyen est de 931 m3/ s et son bassin de 117 356 km2. Elle offre une biodiversité rare: 103 espèces végétales et 107 espèces animales.
Il me faudra environ une semaine pour parcourir les 800 kilomètres en vélo, de l’embouchure du fleuve jusqu’à sa source, soit de Saint-Nazaire jusqu’au Mont Gerbier-de-Jonc.
Après avoir grimpé au sommet du Mont Gerbier-de-Jonc, 3 jours me seront nécessaires pour parcourir les 100 kilomètres en hydrospeed, totalement immergé dans les rapides de la Loire, à une température comprise entre 0° et 10° maximum.
Dès lors, il me restera 900 kilomètres à parcourir cette fois-ci en stand up paddle pour rejoindre l’océan. En évitant ponts, barrages, troncs d’arbres et peut être blocs de glaces, dans le débit hivernal du plus long fleuve de France.
Pour ce projet je décide de créer une collecte de fonds. 50 % du budget servira à payer les différents frais liés à la réalisation de cette aventure ( matériel, nourriture, déplacements pour les ravitaillements, etc...).
Les 50% restants serviront à aider des sans-abri. Cette aide se fera avec le partenariat d’associations ou organismes spécialisés. Il existe plusieurs façons de venir en aide aux sans-abri. Le choix définitif se fera en fonction des fonds perçus et des décisions prises avec les associations pour définir le meilleur moyen de leur venir en aide.
C’est pourquoi je tiens à accomplir ce projet sportif et humanitaire, dans les pires conditions climatiques, pour sensibiliser autrui à l’extrême rudesse que doivent subir ces personnes en période de grands froid. Bien que l'hiver soit une saison toute particulière pour eux, il ne faut cependant pas oublier que dans une telle situation, la survie est leur préoccupation constante tout au long de l’année.
Bien sûr, mon aventure sera une partie de plaisir à côté de ce que ces personnes peuvent endurer au quotidien. Nous pouvons tous faire notre part pour faire évoluer une situation. Aujourd’hui je fais la mienne. Et elle se tourne vers les sans abris qui dorment sous nos fenêtre, à l’heure où nous ouvrirons nos cadeaux de Noël en famille, au chaud derrière la cheminée.
La dernière étude statistique actualisée sur le nombre de sans-abri dans le pays remonte à 2012. L’INSEE en avait alors dénombré 141 500.
Bien évidement, cette étude est faussée car il est presque impossible de comptabiliser tous les sans
abris du pays. Ils sont en réalité bien d’avantage...
L’Abbé Pierre parlait de 500 000 individus sans-abri dans nos rues. Depuis 2001 ils seraient 50% plus
nombreux.
Plus de 2000 sans-abris meurent chaque année en France et les principales causes de décès sont liées à la malnutrition et aux manque de suivi médical.
Nous avons le pouvoir de changer les choses !